Une profession médicale passionnante, qui s'acquiert par des études universitaires et un diplôme fédéral.
La ou le vétérinaire diagnostique, soigne, opère et conseille. En Suisse, cette profession médicale s'exerce après des études universitaires suivies d'un diplôme fédéral. Le parcours est exigeant et sélectif, mais il ouvre sur une grande diversité de domaines.
Un socle solide et un test de sélection.
Il faut disposer d'une maturité gymnasiale suisse reconnue (ou d'un titre jugé équivalent). Aucune note minimale par branche n'est formellement exigée, mais un bon socle en sciences naturelles est très utile pour la suite. La sélection à l'entrée passe surtout par un test d'aptitudes (voir ci-dessous).
Des délais stricts, à anticiper largement.
À la Faculté Vetsuisse, répartie sur deux villes.
Les études de médecine vétérinaire durent cinq ans et demi et se déroulent à la Faculté Vetsuisse, sur le site de l'Université de Berne ou de l'Université de Zurich. Elles se composent d'un bachelor de trois ans puis d'un master (environ deux ans et demi), dont les derniers semestres sont surtout cliniques.
Langue. L'enseignement est donné en allemand, à Berne comme à Zurich : une bonne maîtrise de l'allemand est donc indispensable. À Berne, les examens peuvent en revanche être passés en français (à l'écrit comme à l'oral). Il n'existe pas, à ce jour, de cursus vétérinaire entièrement francophone en Suisse.
Un dernier passage obligé avant d'exercer.
Le master permet de s'inscrire à l'examen fédéral en médecine vétérinaire. La réussite de l'examen fédéral permet d'obtenir le diplôme fédéral de vétérinaire. Pour exercer une profession médicale universitaire en Suisse, la personne doit également être inscrite au Registre des professions médicales universitaires, le MedReg, et disposer des connaissances linguistiques nécessaires à l'exercice de son activité.
L'exercice de la profession vétérinaire sous propre responsabilité professionnelle est en outre soumis à une autorisation délivrée par l'autorité compétente du canton concerné. Les conditions comprennent notamment un diplôme fédéral ou un diplôme étranger reconnu, les connaissances nécessaires dans une langue officielle du canton ainsi que les autres exigences personnelles prévues par la législation.
Le diplôme ouvre ensuite de nombreux débouchés : praticien·ne pour les animaux de compagnie, les animaux de rente ou les équidés, laboratoire de diagnostic, santé publique et contrôle des denrées alimentaires, industrie, ou recherche. Des formations postgrades et des titres de spécialiste permettent de se perfectionner.
Effectuer un stage dans un cabinet vétérinaire peut être précieux pour découvrir le métier et confirmer son choix. Il ne s'agit toutefois pas d'une condition formelle d'admission aux études : la sélection repose sur le test d'aptitudes, non sur un stage. Notre page dédiée précise le cadre applicable à ces stages.
Liens directs vers les organismes officiels, ouverts dans un nouvel onglet. Les places disponibles et les délais pouvant évoluer chaque année, les informations des sources officielles font foi.