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Parfois, après le décès de son animal, la question de l’autopsie se pose. Les autopsies consistent à explorer les tissus et organes, externes et internes, après le décès de l’animal. Le but principal d’une autopsie est de chercher des modifications de ces organes. Une autopsie est composée grossièrement de deux parties, une partie d‘examen macroscopique (visible à l’il nu) et une partie de coupes histologiques suivies d’examens histo-pathologiques (examen microscopique). A cela se rajoute des analyses de germes, bactériologiques, parasitaires, virales, etc. Si toutes ses observations peuvent apporter un diagnostic post-mortem, cela n’est toutefois pas toujours le cas, en particulier lors de modifications peu spécifiques ou fréquemment observées. Cette difficulté de poser parfois un diagnostic certain peut se révéler frustrante pour le propriétaire de l’animal qui n’est pas satisfait avec les hypothèses non confirmées. Il est aussi certain que l’autopsie, surtout complète, représente une certaine somme d’argent quel que soit le résultat. Des autopsies ne peuvent être pratiquées que sur un corps réfrigéré. Si le corps est resté plusieurs heures à l’extérieur au chaud, les phénomènes d’autolyse seront trop importants et empêcheront tout examen post-mortem sérieux. La congélation détruit également les cellules et est à proscrire. Certaines indications d’autopsies sont plus fréquentes : 1. Décès d’origine mal définie Des autopsies peuvent être pratiquées soit par le praticien soit par un laboratoire. Les analyses de germes et les examens microscopiques de coupes histologiques sont principalement effectuées par un laboratoire. Si le praticien débute la partie macroscopique, il prélèvera des échantillons qu’il envoiera au laboratoire. 1. Suspicion de mort « violente » causée par un tiers Dans ces cas la suspicion la plus fréquente est l’intoxication. Si une plainte est ou sera déposée, ce type d’autopsie aura lieu de préférence dans un laboratoire agréé par le canton qui suivra la plainte. Il est dans ce cas préférable de laisser le laboratoire effectuer la totalité du travail d’autopsie. 3.Intérêt médical C’est souvent le vétérinaire ou la clinique qui aura intérêt à mieux connaître les modifications pathologiques macroscopiques ou histo-pathologiques de la maladie ayant entraîné la mort, voire d’une pathologie annexe. Dans ces cas, le vétérinaire devra demander l’autorisation aux propriétaires de l’animal. L’autopsie lui permettra éventuellement de confirmer son diagnostic pré-mortem, ou d’observer les lésions associées à la pathologie diagnostiquée ou de mieux comprendre la cause de décès. Après l’autopsie, le corps sera de préférence incinéré, de la même manière que sans autopsie, donc soit en collectif soit avec récupération de cendres. La reprise du corps (autorisée pour des animaux de <10kg et enterrés strictement dans un jardin privé) est à mon avis déconseillée. L’autopsie peut donc s’avérer très intéressante et utile si on est conscient de ses limites. Pour le propriétaire de l’animal, il est toujours primordial de garder le souvenir des moments agréables avec son compagnon et d’envisager cette étape, si elle s’avère conseillée, avec lucidement et sérénité. |
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