|
|
Choqués par les souffrances endurées de chaque victime d’une morsure de chien, nous le sommes tous. Nous ne reviendrons pas sur le rôle important que joue dans ce cas le corps médical, des associations de soutien psychologique (www.canidoux.ch) et la justice vaudoise qui sanctionne généralement déjà à juste titre le/la ou les responsables. Nous éviterons aussi les clichés faciles mais vrais que les cas de maltraitance, voire d’abus de toutes sortes, d’accidents ménagers ou de route provoquent plus de victimes enfantines que les morsures, en particulier de chiens. Rappelant toutefois le rôle crucial du chien dans notre société, guide pour personnes handicapées, secours (avalanches, catastrophes), recherche de personnes perdues, d’explosifs, de drogues, etc. Et les chiens de Suisse, de toutes races, ont une réputation bien établie dans ces domaines. Puis comme chien de compagnie, le chien apporte une sérénité sociale à différents niveaux. Le monde politique et médiatique chauffe pourtant en exigeant des mesures inapplicables, chères et terriblement manichéennes. Après les premiers mirages en forme de couacs, il faut aller de l’avant avec des mesures de sécurité raisonnées, raisonnables au porte-monnaie du contribuable, et surtout applicables tout en restant efficaces. L’équation, une race = un caractère, est, comme chez toute espèce ( !), simpliste et fausse. Chaque chien, de race ou issu de croisement, peut mordre. La plupart ne le font pas. Définir une race avec certitude chez un chien croisé ou bâtard est une tâche impossible qu’aucun connaisseur n’acceptera. Qui le fera? Les députés qui proposent ardemment cette diabolisation de races ? Voilà une jolie porte ouverte à tous les débordements ! Les chiens aux races de mauvaise presse vont allégrement échapper à toute mesure de contrôle. Et que dire des races exclues d’une liste ? Des races réputées pour leur travail sont les mêmes que celles que celles que l’on retrouve parmi les accidents mortels. De plus les expériences de liste à l’étranger ont montré ces cinq dernières années leur total insuccès. Les listes donne un faux sentiment de sécurité auprès de la population qui se croira débarrassée de tout danger, surtout auprès des personnes issues de culture qui ne connaissent que mal le chien comme animal de compagnie et où l’éducation des enfants n’est pas appropriée (ne pas caresser un chien inconnu sans autorisation, ne pas courir devant un chien peu connu, etc..). Des lois existent déjà, il serait judicieux de commencer à les appliquer. Des mesures de prévention sont essentielles et sont également proposées depuis plusieurs années. De plus elles sont généralement applicables. La répression pure et dure ne fait pas partie d’une démocratie et souvent reste totalement incontrôlable. L’exemple du Valais qui annonce établir une liste de chiens potentiellement dangereux et de leur propriétaire et la laisser en consultation auprès des citoyens (dixit le journal 24H du 22 décembre 2005), donne froid dans le dos. Auprès de l’autorité compétente, certainement, mais publique… Une liste non, modifier les conditions de sélection pour élevage oui, cesser les concours de mordant pour les non-professionnels oui, un meilleur contrôle des élevages et propriétaires oui, accroître l’information préventive (et surtout dans les classeS d’enfants) et les mesures d’assurance ainsi que revaloriser des races stables et méconnues oui. Il faut avancer pour améliorer la sécurité des gens, de manière réfléchie, et en faisant confiance aux professionnels, vétérinaires, conducteurs de chiens, éleveurs reconnus, club cynologique, car ils existent et connaissent en général très bien les types de comportement de la gent canine. Des propositions applicables et surtout qui se laissent contrôler peuvent être mises en place avec respect et satisfaction. |
|
![]() |
Divers articles de presse sur le cabinet
L’hibernation des hérissons va commencer.
Hill's
Pour vos annonces, utilisez le site , c’est gratuit, simple, efficace ! Vous cherchez à adopter ou à placer ? Dernière annonce parue
|